Mercredi 31 octobre 2012
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"Les composantes du bonheur, selon les chercheurs, ne sont pas l'argent, mais les amis, notre relation avec eux, notre relation proche
avec la famille et celle avec ses collègues et voisins"
Dominique Loreau
Lorsque Lui m'a proposé de descendre chez le Zio et la Zia de notre ami Lobo à Perugia en Italie lors du week-end du
Jeûne Fédéral, je lui ai demandé benoîtement combien d'Euros je devais changer, pensant que nous nous rendions
dans l'ancienne ville étrusque actuellement capitale de la Région Ombrie.
Lui : Oh, EUR
50.- suffiront largement. Tu sais, nous n'allons pas beaucoup sortir !
Moi : Quoi ? EUR 50.-
seulement pour 3 jours dans une grande ville ? Je vais prendre au moins EUR 100.- au cas où et retirerai le reste sur place au
Bancomat.
Des amis, une belle Jaguar XF large et confortable, une bouteille d'Acqua Panna, voilà une des meilleures façons de voyager
!
L'eau, c'est bien, mais le prosecco qui n'attendait que notre venue pour être servi, c'est mieux ! ;o)
C'est seulement lorsque nous sommes arrivés
devant la maison du Zio et de la Zia (oncle et tante en italien) après 9 heures de route que j'ai compris que
: 1. Nous n'allions pas rester enfermés dans un 2 pièces cuisine salle de bain à 6 pendant tout le week-end et que : 2. J'allais avoir beaucoup de mal à dépenser mes EUR 100.- même en le voulant très fort ;o) En effet, à la place des Palais, des églises, des boutiques et autres places aux noms
prestigieux que je m'attendais à trouver, j'ai découvert avec ravissement une belle et grande maison de deux étages située dans un petit village proche de Perugia qui
n'était pas sans me rappeler la villa de mon amie C. à Athènes.







Le gramophone fonctionne encore. En découvrant la maison, je me suis souvenue d'un passage du livre Mange, Prie, Aime dans lequel Elizabeth Gilbert décrit avec drôlerie et minutie une soirée dans la maison de famille de son ami italien
Luca Spaghetti. Il faudra que je le relise
Le salon privé de la Zia qui occupe le 2ème étage abritant aussi les espaces communs du couple tandis que le Zio possède tout le rez-de-chaussée où
il s'est aménagé une cuisine avec une cheminée rien que pour lui histoire "d'avoir la paix" ;o) Le Zio déteste qu'on le regarde cuisiner. Le 1er étage quant à
lui est une sorte de No Man's Land avec les chambres où nous avons dormi, la cuisine de la Zia, un autre salon, une salle de bain et la salle à manger

Dans le jardin bordé par une rivière presque à sec (il n'a pas beaucoup plu dans la région cet été) ainsi que d'une grotte "idéale pour
cacher des cadavres" selon Lui ;o), il y a deux blocs de pierre, vestiges d'une presse à olives datant de l'époque romaine
Lui et moi avions fait la connaissance du Zio et de la Zia cet été lors
d'un barbecue chez Lobo. Le Zio est un homme extraordinaire d'une bonté infinie et la Zia, toujours vêtue à la dernière mode, n'est pas en reste, même si elle a un peu tendance à
"houspiller" son homme mais je crois qu'il aime ça ;o)

Le Zio s'est construit un petit chalet rappelant la Suisse ainsi qu'un barbecue de compète dans le jardin. Il est passé maître dans la cuisine au feu de bois et à la braise
qu'il renouvelle plusieurs fois pendant la cuisson pour ôter le gras de la viande qui a coulé dessus. On entendrait presque grésiller les travers de porc sur la photo qu'il nous a
servis un soir à dîner et qui étaient à tomber ! Ah là là, que de magnifiques et gourmands souvenirs... ;o)
J'ai adoré l'ambiance familiale qui régnait dans cette maison
abritant pour l'occasion deux générations sous le même toit : le Zio et la Zia, Lobo et Aline avec qui nous étions
aussi partis en vacances en Thaïlande et à Genova en début d'année, plus Lui et moi. J'ai adoré rire et converser en passant allègrement du
français à l'italien et de l'italien au français, tout le monde
s'exprimant parfaitement dans ces deux langues, j'ai adoré les excellents plats que le Zio et la Zia nous ont préparé tour à tour, les deux étant de sacrés cordons bleus et j'ai adoré avoir la
possibilité de nous refaire une santé au vert, loin de tout (et d'Internet), au milieu des poules, des oies et des canards avec CARPE DIEM comme seul mot d'ordre !




Derrière la grille protégée par
deux lions en pierre, s'ébattent les oies, les canards, les poules et les pigeons du Zio en toute liberté autour de plusieurs bassins d'eau. Il faut les entendre réclamer de l'herbe
fraîche ou rouspéter le soir pour exiger que le Zio leur ouvre la porte de la volière pour dormir quand il leur crie "A letto ! A letto !" (= Au
lit) en tapant dans les mains ! Alors que les oies âgées de 20 ans ainsi que les canards mandarins ont obtenu la
"grâce présidentielle" de la part de la Zia de ne jamais finir dans une assiette, il n'en est pas de même pour les poules, les canards et les pigeons. Le Zio éprouve une
grande tristesse d'avoir à les abattre, mais s'il ne le faisait pas, il se retrouverait tôt ou tard avec 3'000 volatiles sur les bras... Croyez-moi que nous n'avons eu aucun scrupule à
nous régaler des pigeons et des poulets du Zio ! ;o) Peu d'animaux ont en effet la chance d'être élevés dans de telles conditions et avec autant de respect et de passion et cela aurait
été franchement dommage de ne pas leur faire honneur.



Dans le jardin potager, des raisins roses et noirs, des
fleurs multicolores, des tomates petites et grosses mûres à point, des piments rouges à profusion, des herbes aromatiques et plusieurs sortes de salades que le Zio avait plantées exprès pour
nous. Le bonheur !
Grazie mille, Zio e Zia ! Tutto era bello, buonissimo et perfetto. Alla
prossima volta in Svizzera o in Italia ! Bacetti.
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