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Se blondifie

Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 12:00

Miss Catastrophe Schwarzenegger est le gentil surnom que Lui m'avait donné il y a déjà 2 ans et croyez-moi que la situation n'a guère évolué depuis. Le ménage et moi, cela fait toujours 4. Ce dimanche, je crois que j'ai décroché le pompon en matière de blonderies domestiques alors que nous attendions ma famille à déjeuner à la maison.

Situation no 1 : Je suis en train de chantonner dans la cuisine, toute fière d'avoir dressé la table et préparé trois sauces pour la fondue chinoise - ail, tartare et piment-paprika-ketchup. Il est 11h30 et mes parents sont attendus pour 12h.

Lui : Dis, Chouchou, tu as pensé à sortir la viande du congélateur ?
Moi : Oups, non... Mais il faut décongeler la viande pour la fondue chinoise ?
Lui : Mais Chouchou, bien sûr que oui ! Quand tu commandes une fondue chinoise au restaurant, on ne te sert pas de la viande congelée ! Réfléchis un peu, voyons.
Moi : Mince, c'est vrai ! Il faut congeler la viande pour la découper en fines tranches pas pour la servir... Zut, alors !
Lui : Et dire que tes parents et ton frère arrivent dans 30 minutes ! Tu devrais écrire un livre "L'Art de recevoir" par Koyangi, tu sais ?

Situation no 2 : Lui qui est un garçon serviable et bien élevé débarrasse la table et enlève l'emballage autour de la tablette pour le lave-vaisselle avant de le mettre en marche sous les yeux de mon frère. Deux hommes à la cuisine, c'est suffisamment rare pour être souligné.   

Le frangin : Tu sais qu'il existe des tablettes emballées dans un film hydrosoluble pour le lave-vaisselle ?
Lui : Je sais, c'est celles que l'on utilise d'habitude, mais Koyangi a acheté les tablettes la dernière fois... Et bien sûr, elle s'est trompée.
Le frangin : Ca, c'est du Koyangi tout craché.
Lui : Le pire, c'est que la semaine passée, elle a jeté la tablette dans le lave-vaisselle sans enlever l'emballage. Du coup, la machine n'a rien lavé du tout !
Le frangin : Ralàlà, pauvre fille !

Je sais que je suis une cause perdue. Dire que certains extrêmistes de droite exigent que les femmes retournent à leurs fourneaux et laissent leur poste de travail aux hommes, pour lutter contre le chômage et la mauvaise éducation des enfants, soi-disant. Me concernant, je dis que c'est une très mauvaise idée.

Aux dernières nouvelles, Lui veut m'offrir des cours à l'école ménagère. Il souhaite aussi épouser notre femme de ménage...
:o(

Par Koyangi - Publié dans : Se blondifie
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 12:00

Lui et Koyangi au téléphone avec leur agenda électronique sous les yeux.

Lui : Zut, les vacances scolaires de février sont du 5 au 15 ! On ne peut pas partir en février avec tous ces mioches et leurs familles !
Moi : Et les deux semaines d'après ?
Lui : Je ne peux pas. J'ai un engagement professionnel et je dois absolument y aller.
Moi : Alors, partons en janvier ! J'ai une fenêtre ouverte fin janvier !
Lui : Je ne peux pas non plus. Et si on partait plutôt début décembre ?
Moi : Je ne peux pas, j'ai mon entretien d'évaluation.
Lui : Ah oui, zut. Et tu ne pourrais pas faire avancer la date de ton entretien d'évaluation ?
Moi : Je peux essayer, mais je ne te garantis rien...
Lui : Essaie ! Sinon, je pars seul en décembre et tu pars seule fin février.
Moi : Et puis quoi encore ?!
Lui : Voyons... Je pourrais partir seul en... Thaïlande ? Ou alors à... Saint Pétersbourg ? ;o)
Moi : Dans tes rêves ! Et tu resteras tranquille dans ta chambre, c'est ça ? Alors qu'à Saint Pétersbourg, il fera froid et qu'un peu de chaleur humaine ne sera pas de refus ?
Lui : Oui. Je ne sortirais pas de l'hôtel !
Moi : Mais bien sûr ! Et la marmotte, elle emballe le chocolat ?

Ralàlà, ces hommes !!!!!!!!!

Lui : Sinon, cela te dit de partir en week-end en Europe cet hiver ?
Moi : Oui, bien sûr !
Lui : Okay, mais où ?
Moi : A Londres !
Lui : A Londres, il risque de faire froid...
Moi : Alors, à Lisbonne !
Lui : Quoi, encore ?
Moi : Ben oui, on n'a plus de fromage, plus de chouriço et presque plus d'huile d'olive. Il faut qu'on refasse le plein ! (Pis, je rêve d'aller manger du poisson au Mercado do Peixe)
Lui : Bon, je réserve l'avion.

Jolis projets de voyage en perspective, mais si on part en décembre, je vais faire comment pour les préparatifs de Noël ? Ce sera à nouveau le stress, flûte. Et moi qui me réjouissais tant de cette période à venir !

Pas facile la vie de couple de yuppies du début du XXIe siècle...


*A lire au 100'000'000e degré et avec toutes mes excuses pour ceux qui ne peuvent malheureusement pas partir en vacances.

Par Koyangi - Publié dans : Se blondifie
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 12:00

Or donc, jeunes damoiseaux et damoiselles, il fut un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître où des hommes - pas forcément ceux que j'aurais voulus, hélas - déployaient des trésors d'imagination pour m'alpaguer dans leurs filets.

Un jour que je rentrais de mon travail dans mon 2,5 pièces vides + cuisine et salle de bain, j'ai découvert dans ma boîte aux lettres une enveloppe où s'étalait la phrase que voici, griffonnée à la main :

"A la belle princesse qui habite ces lieux"

Mes premières impressions :

1. Décidément, Oli se donne dans ses blagues.
2. Bizarre, je ne reconnais pas l'écriture.
3. Belle princesse, mouarf ! Let me laugh.

J'ouvre la lettre, persuadée d'avoir affaire à une nouvelle plaisanterie et je lis :

Belle Princesse,

Je passais en voiture devant le ... lorsque je vous ai vue traverser la route. Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'ai soudain eu envie de m'arrêter pour faire plus ample connaissance avec vous. Il faut dire que votre charme asiatique me plaît beaucoup. Comme je ne souhaitais pas vous faire peur et que je ne voulais pas me faire passer pour un simple dragueur, je vous ai suivie dans la rue et me suis permis de vous adresser cette lettre, en espérant avoir rapidement de vos nouvelles.

Votre bien dévoué, Jean-Claude*


Ma réaction à froid :

1. Moi non plus, je ne sais pas trop ce qui lui a pris.
2. Un homme passe en voiture, voit une fille traverser la route, tombe amoureux sur le champ et c'est normal ! On est en pleine guimauve avec Meg Ryan et Tom Hanks ou quoi ?
3. "Votre charme asiatique me plaît beaucoup" : très mauvais point, je déteste que l'on me rappelle mon origine. C'est relou.
4. Il ne veut pas me faire peur et me file dans la rue jusqu'à mon domicile et je ne devrais pas avoir peur ??? Aaaaaaahhhhh !!!
5. "Votre bien dévoué". Mais oui, c'est ça et tu bois ton cup of tea en levant l'auriculaire, Darling ?

Conclusion
: Oli a fait très très fort.

Je rigole en mon for intérieur et déchante aussitôt lorsque j'arrive devant ma porte : sur le palier, repose un bouquet de roses rouges avec une carte de visite portant le nom et les coordonnées de Jean-Claude*.

(c) photo : Internet. Si un inconnu vous offre des fleurs, ce n'est pas toujours à cause de la magie d'Impulse.

"Oli s'est surpassé, cette fois"me dis-je en composant le numéro de téléphone.

Jean-Claude* : Allô ?
Moi : Bonjour (tiens, ce n'est pas la voix d'Oli ?), hum, vous êtes bien M. Jean-Claude Untel* ?
Jean-Claude* : Oui, moi-même.
Moi (super empruntée car je ne m'attendais pas du tout à ça) : Hum... J'ai bien reçu votre lettre et le bouquet de roses, mais... hum... dites-moi, ça vous arrive souvent de faire ça aux gens, hein, dites ?
Jean-Claude* : Oui, cela m'est arrivé quelques fois. Lorsque la fille me plaît.
Moi (damned, c'est un multi-récidiviste) : Hum... et je peux savoir ce qui vous a pris ? (mais t'es stupide ou quoi, Koyangi, il t'a écrit qu'il ne savait pas !)
Jean-Claude* : Je vous ai tout expliqué dans la lettre. Seriez-vous d'accord que l'on se rencontre ?
Moi (gourdasse et curieuse, mais surtout gourdasse. Bah oui, on ne sait jamais, si c'était MON Prince Charmant, hein ?) : Hum... Oui, pourquoi pas.

Rendez-vous est pris au centre-ville à 18h30 dans un café. Une amie à qui je m'ouvre de ce nouvel épisode de Koyangi-Gourdasse, s'inquiète pour moi, relève l'adresse et le no de téléphone de Jean-Claude* et me fais promettre de l'appeler dès que j'en aurais terminé avec lui, sinon elle alertera la police, Interpol, le FBI, la CTU et Jack Bauer. Je pars donc rassurée.

Dans le café, Jean-Claude*, vêtu d'un costard-cravate me fait une relative bonne impression malgré son visage chevalin à l'expression aussi molle qu'une huître sursautant au contact de l'acidité du jus de citron. J'apprends rapidement qu'il travaille dans une banque (bon point. A l'époque, je pensais bêtement que travailler dans une banque signifiait être riche...) mais cela se gâte lorsqu'il me confie que son loisir principal est de "jouer du trombone à coulisse dans une fanfare" et que je n'ai rien à craindre de lui car son "père était policier" (courage, fuyons et viiiiite !).

Je prétexte un rendez-vous urgent avec... ma mère (sic) pour me sauver en quatrième vitesse et appelle mon amie pour un débriefing complet, comme seules les filles savent le faire : taille, poids, pedigree, hauteur du pantalon, couleur des chaussettes, cash ou carte de crédit, marque de la montre, pochette assortie à la cravate ou non, etc. 

Quelques jours plus tard, je reçois à nouveau une lettre postée par Jean-Claude* lui-même (brrrr, il est revenu devant chez moi !) qui me demande s'il a une chance de revoir, je cite,  la "belle princesse de ses rêves". Je lui envoie la réponse suivante, dûment cachetée, timbre de la poste faisant foi :

Monsieur,

Votre lettre m'est bien parvenue et je vous en remercie. Je vous serais reconnaissante de bien vouloir me laisser tranquille à l'avenir et de ne plus chercher à me joindre de quelque manière que ce soit.

En vous remerciant de votre attention, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.


Point final.

*Prénom connu de la rédaction.

Par Koyangi - Publié dans : Se blondifie
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 12:00

Quelques nuits plus tard, voire quelques mois après ma conversation téléphonique avec le fétichiste des collants et des bas, revoici mon téléphone Swatch turquoise qui tulutu-tulutute à nouveau pour m'avertir que quelqu'un m'appelle. Jusque-là, rien d'anormal, c'est un peu son rôle au téléphone de tulututer quand quelqu'un appelle.

Le contexte est toujours le même : vide abyssal dans mon appartement, PC, souris, clics clics. Il est 23h30 et des poussières.

Moi : Allô Trebout ? (mais non, j'ai fait "Allô ?" comme d'habitude).
Téléphone (voix d'homme inconnu, mais d'un autre spécimen que celui des bas) : Bonsoir, Mademoiselle.

Bon point pour commencer, le Monsieur est poli et m'a donné du "Bonsoir Mademoiselle". Sa tonalité de voix me semble étrange et j'y décèle même quelques inflexions lubriques : j'ai l'impression qu'il est vieux ou du moins plus dans la première fraîcheur de l'âge. Le Monsieur, en tant qu'aîné apparemment, mérite donc le respect.

Moi : Bonsoir, Monsieur.
Téléphone (voix du papy inconnu) : Je me permets de vous appeler pour vous demander si vous travaillez bien au ... car je vous vois souvent traverser la route depuis la fenêtre de mon appartement.
Moi : Oui, je travaille bien au ...

Mais pourquoi il me pose cette question, le papy ?

Téléphone (voix du papy inconnu) : J'habite donc le quartier et je me disais que ce serait une bonne chose si nous pouvions nous... Mmmh, rencontrer... Un jour... Mmmh, disons, chez moi... Après votre travail, j'habite au 4e étage de l'immeuble à la rue de ... Mmmh, vous voyez ?

Koyangi échaudée ne craint pas l'eau froide et, à force de Mmmh, a compris cette fois où le papy voulait en venir ! Koyangi n'est plus tout à fait blondasse et maîtrise à présent les règles des discussions chelous au téléphone tard dans la nuit. Je réponds donc du tac au tac :

Moi : Hé bien, d'accord !
Téléphone (la voix du papy inconnu a laissé place à la voix inquiète de mon brave ami Oli) : MAIS, KOYANGI, CA VA PAS ??? Hé, c'est moi, Oli ! C'était une blague !!!
Moi : Salut, Oli, ça va ?

Il faut savoir qu'Oli, dans sa jeunesse folle, aimait bien faire des canulars téléphoniques, comme me l'a rapporté un jour ma copine Jeannede du Danemark qu'il avait appelée en se faisant passer pour un pompier ou je ne sais plus qui. J'ignore s'il a continué dans cette voie aujourd'hui. Je lui demanderais à l'occase.

Oli : MAIS T'ES COMPLETEMENT MALADE ?! Tu te rends compte si ça n'avait pas été moi ? Ne me dis pas que tu aurais accepté un rendez-vous chez un gars que tu ne connais pas ? C'est super dangereux ! En plus, à son domicile !!! Dis-moi que tu n'y serais pas allée !
Moi : Ben non, je ne suis pas folle.

Effectivement que je n'y serais jamais allée. C'est juste que j'avais flairé qu'il y avait anguille sous roche derrière la voix du papy. Une vague impression qui s'est révélée juste. En attendant, cela m'a amusée de voir combien Oli flippait pour un gag qu''il avait monté de toutes pièces.

Comme l'écrivait si bien l'autre dans "Le Rat et l'Huître", VIII, 9 : "Tel est pris qui croyait prendre !" :o)

Par Koyangi - Publié dans : Se blondifie
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 12:00

Ce qui est bien avec Madame Kévin, c'est qu'elle donne des idées d'articles à rédiger et quand on est en panne d'inspiration, c'est le pied !

Et qui dit pied dit collant et bas
Et qui dit collant et bas dit appel téléphonique

Laissez-moi vous décrire le contexte. A ma droite, se trouve une petite Koyangi esseulée, à l'époque où elle vivait célibataire dans son 2,5 pièces vide + cuisine agencée et salle de bain tout aussi vides. A ma gauche, vous avez un téléphone Swatch turquoise avec des grosses fleurs roses (ne riez pas, j'en étais très fière, ça mettait un peu de couleur dans mon appartement... vide, vous l'aurez compris).

Il est minuit, l'heure du crime. Koyangi ne dort pas. Elle est assise devant son PC, son corps roide et immobile. Seuls son regard d'hallucinée et son index droit martelant frénétiquement la souris qui couine de tous ses clics clics, témoignent d'un semblant de vie humaine dans cet univers blanc et parfaitement impersonnel.

Soudain, le téléphone sonne.

Bon, je cesse de faire mon Alain Deloin et je reprends le texte à la première personne du singulier.

Téléphone : Dring, dring ou plutôt Tulutu Tulutu (ça fait des années lumière que les téléphones ne font plus dring dring)
Moi : Allô ?

C'est banal, je sais. J'aurais pu répondre "Allô Trebout ?" (à l'autre bout), mais c'est nain et je ne suis pas une naine. Enfin si, un peu quand même.

Téléphone (voix d'homme inconnu) : Tu portes des collants ou des bas ?

Cash, direct, on sent tout de suite qu'il y a du vécu dans l'énoncé de la question.

Moi : Les deux, pourquoi ?
Téléphone (voix d'homme inconnu) : Décris-moi comment ils sont tes bas !
Moi : Ben, j'ai des DIM Up noirs qui ne tiennent pas quand je marche avec, d'autres avec de la dentelle... Mais, euh, pourquoi cette question, au fait ?

Je viens de réaliser que c'est plutôt bizarre de répondre à une étude de marché à minuit. Oui, j'étais blonde à l'époque. Encore un peu maintenant aussi, j'avoue.

Téléphone (voix d'homme inconnu péremptoire) : Tais-toi, c'est moi qui pose les questions !
Moi (un peu énervée par ce ton agressif) : Ah, non, je ne suis pas d'accord ! Je ne vois pas pourquoi on devrait avoir un dialogue où il n'y en a qu'un qui a le droit de poser des questions. Et puis, pourquoi c'est toujours à la femme de se taire, hein ? J'ai le droit de disserter moi-aussi sur les collants et les bas, nous sommes en démocratie que je sache et...

Téléphone : Bip bip bip

Refroidi aussi sec le Monsieur à l'autre bout du fil !

Ce que je trouve incroyable, c'est qu'il existe des hommes suffisamment frustrés désoeuvrés la nuit pour chercher dans l'annuaire téléphonique le nom d'une fille habitant seule pour l'appeler et s'exciter sur une histoire de collants ou de bas. Et si la fille en question à l'autre bout (Allô Trebout ? Hi hi hi) du fil s'appelait Georgette et filait vers ses 87 ans, ça les amuserait de causer de collants en laine qui gratte avec elle, vous croyez ?

Par Koyangi - Publié dans : Se blondifie
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