Nous nous étions donc donné rendez-vous à Lyon, Miss Fricadelle et moi.
J'aime Lyon comme certains aiment Paris ou New York. J'aime Lyon pour sa proximité avec la Suisse, pour ses boutiques, pour sa gastronomie, pour sa propreté, pour son histoire et pour
son art de vivre. Samedi, cela faisait la troisième fois que je me rendais dans la "capitale de la Province", d'après la citation d'Albert Thibaudet (on dirait que j'ai de la culture,
mais en réalité, c'est Wikipedia).
Les retrouvailles avec ma chère Miss furent aussi chaleureuses qu'espérées, Miss Fricadelle me prenant totalement en charge dès ma sortie du TGV. Après ma première leçon de "rebelle" attitude aux
passages cloutés = traverser la route au feu rouge, pratique absolument wildissime pour une Suissesse comme moi, la Miss m'a amenée dans le quartier de la Croix-Rousse pour une visite
guidée menée avec maestria.
Fils de soie de toutes les couleurs, plus fins et plus brillants que le cheveu le plus fin lavé avec Elsève de L'Oréal parce que nous le valons bien.
Tout d'abord, nous sommes entrées dans la Maison des
Canuts abritant une boutique et un musée sur le tissage de la soie, activité dont Lyon peut
s'enorgueillir à juste titre, tant ses soieries sont réputées à travers le monde. Moi qui me demandais quelques jours plus tôt ce que devenaient les vers à soie, j'ai été servie. En fait, les vers à soie, qui ne sont pas bien jolis à la base, se transforment en papillons blanchâtres qui ne
deviennent pas plus jolis pour autant, ce, à condition qu'on leur laisse la vie sauve et qu'on ne les ébouillante pas vivants, pauvres petits prisonniers dans leur cocon de soie. J'arrête là
pour ne pas réveiller les traumatismes de la petite enfance de Carobine, qui éprouve une affection particulière pour les
bébés Bombyx du mûrier.
Nous sommes ensuite tombées sur un caillou connu d'ailleurs sous le nom de "Gros Caillou". On remarquera que les Lyonnais ont un sens de la description claire et précise et qu'ils
appellent certainement un chat, un chat !
Il n'y a pas à tortiller, c'est bien un "gros caillou"...
Selon la légende, il paraît que "Le Gros Caillou" représenterait le coeur d'un méchant huissier avare - le Scrooge lyonnais ? - qui aurait jeté à la rue une gentille famille de canuts qui
n'avaient plus de sous. Pour rendre l'histoire plus poignante, je pense qu'il devait faire un temps aussi froid et gris que samedi lorsque ces braves gens se sont retrouvés à la rue... :o(
Nous sommes passées ensuite dans des traboules, sortes de passages reliant plusieurs immeubles entre-eux, jusqu'à l'impressionnante "Cour des Voraces". Miss
Fricadelle soulignait avec un brin de malice qu'en tant que Lausannoise je ne devais pas me sentir dépaysée par les rues pentues de la Croix-Rousse ! ;o) "Il manque les pavés", lui ai-je répondu en haletant.
A la fin de ce parcours mené tambour battant, toujours dans la grisaille et par un froid piquant, nous nous sommes attablées à l'Ourson qui
boit, un charmant restaurant où nous a rejoint M. Fricadelle avec un pull bien chaud pour sa belle. La
carte de l'Ourson qui boit est restreinte mais tous les plats étaient surprenants - un mix entre la cuisine japonaise et lyonnaise - et délicieux. Je n'en ai pas laissé une seule miette !
Rouleau de printemps de crevette, d'asperge verte et fromage Emmental, salade verte
Filet de dos de lieu noir avec du jambon cru fumé, sauce de Gari (gingembre sucré salé), aubergine confite et salade Mizuna (note pour mon frangin : je n'ai pas
commandé le plat de viande car j'étais écoeurée de notre orgie de fondue bourguignonne de la veille, même si elle était excellente et même s'il faudra qu'on y retourne vite fait !)
Tiramisu avec mousse au marron et fraise, accompagné de soupe de fraise avec glace caramel
M. et Miss Fricadelle forment un très joli couple. Et généreux avec ça car ils m'ont invitée à déjeuner ! J'ai aimé leur manière d'être attentifs et attentionnés l'un envers l'autre. Une bien
jolie rencontre comme celle dont je vous parlerais demain dans mon article "Shopping à Lyon" qui m'a laissée complètement hallucinée, telle la Bernadette Soubirou des
Alpes qui auraient vu la Vierge à la rue Mercière : ma rencontre en vrai avec Pincess, la célèbre héroïne
de Pincess Blog que je lis depuis quelques mois voire des années sans jamais commenter-je-ne-sais-pas-pourquoi !
"J'ai vu Pincess !!! J'ai vu Pincess !!! J'ai vu Pinceeeeesssss !!!" * (à suivre)
*Phrase répétée en boucle depuis samedi après-midi
Toutes les photos ont été prises avec l'iPhone 3GS
Je ne connais pas Lyon mais j'aimerais y aller tu m'as donné envie! Et j'aurai peut-être la chance d et'y croiser pendant une séance shopping!! Plein de bises ma belle!!
@Fleur de Cambodge : Je suis tout à fait d'accord ! Merci pour le commentaire et bienvenue sur mon blog.