Mardi 19 juin 2012
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Je ne vais pas vous parler d'une énième tendance en matière de beauté ni de mode car d'autres blogs le font mieux que moi, mais
l'adjectif "nude" (nu en vf) semble caractériser au mieux mon état d'esprit actuel dans le sens où j'essaie d'oublier les concepts prémâchés que j'ai intégrés sans me poser de
questions pour reconsidérer les choses et les événements de mon quotidien d'après mon propre point de vue.
Partout où je vais et dans à peu près tout ce que je fais, j'essaie d'être de plus en plus centrée sur moi-même,
en étant à l'écoute de ce que je suis et de mon ressenti, afin d'être en phase avec le fameux concept de "l'instant présent" prôné par les adeptes du zen.
"My friend, the panda will never fulfill his destiny, nor you yours until you let go of the illusion
of control" - Master Oogway, Kung Fu Panda, 2008
Parfois, c'est facile comme ce dimanche passé sur le bateau à jouir du soleil et à siroter un Cherry Coke avec
délectation sur la proue de Vasco da Gama pour en extraire toutes les saveurs d'acide phosphorique couplée à la gomme arabique et au sirop de fructose (euh, ça a tout juste l'air
dégueu ce machin ! ;o)). Il n'y a qu'à se laisser porter par le courant, au sens propre et figuré.
Parfois, c'est un peu plus compliqué quand j'en ai ras-le-bol au travail ou ailleurs et que j'ai de furieuses envies de meurtre
qui me traversent l'esprit. Mes collègues et moi en sommes à inventer des stratagèmes où l'on élèverait une bande de fouines à qui on apprendrait à reconnaître le câble des
freins de certaines voitures pour qu'elles aillent les ronger une fois qu'on les aurait lâchées. Le crime parfait, ni vu ni connu !
Parfois, c'est des instants de grâce qui agissent comme autant d'indicateurs que je suis dans le vrai et que je dois
progresser dans cette voie, tant tous les éléments disparates entrant en jeu sont parfaits, quoique fugaces et compliqués à expliquer :
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Avoir le plaisir de sentir le creux dans l'estomac qui indique que j'ai faim, m'interroger sur l'aliment dont mon corps
a vraiment envie sur le moment et me rendre compte que c'est un petit pain frais aux graines de courge et un thé Earl Grey fumant avec un peu de lait qui feront mon bonheur
même si c'est l'heure de déjeuner et qu'il manque des légumes et une source de protéines dans mon assiette
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Eprouver de la joie à chercher de la beauté ou de l'intérêt dans ce qui ne paraît pas évident à prime abord et
surmonter tout ce qui me demande un effort en général
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Me dire que ma vie est parfaite telle qu'elle est maintenant et que je ne souhaite rien d'autre (euh, gagner à l'Euromillion ?
;o))
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Savoir que le Coca Zéro fait partie de mes boissons favorites et que j'aimerais toujours les pulls en cachemire même si
je finis invariablement par les détruire en les mettant dans le séchoir (sniff), les blockbusters hollywoodiens, les romans sur fond historique, les chats, les fruits, les légumes et la viande,
la télévision, les hôtels 5 étoiles avec les chaussons et les peignoirs, le combo jean T-shirt, le savon à l'argile Cocooning, le luxe, les vêtements sobres blancs et noirs, les
produits Aesop, le shampooing Amino Acid de Kiehl's, les agendas Smythson, le maquillage Bobbi Brown et les chips nature et au paprika
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Rentrer trempée jusqu'aux os parce que j'ai oublié de prendre un parapluie, ce qui risque bien de m'arriver ce soir et
savourer la douce chaleur du foyer... Il y a aussi une variante avec un épais brouillard. C'est mon côté Cosette !
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Apprécier le confort d'un canapé, le moelleux d'un matelas, l'épaisseur d'un tapis de laine, le froid du sol en marbre sous mes
pieds nus, la douceur de la patte de Kimchi le chat qui ressemble à une patte de lapin
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Manger lentement de toutes petites quantités d'un aliment en m'imaginant que je n'en aurais plus jamais. Savourer chaque grain
de riz dans mon assiette ou de maïs sur son épi (mon Frangin et moi avons une technique spéciale pour manger les épis de maïs qui surprend notre entourage. Je vous en parlerai peut-être un
jour)
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Etre fermement convaincue que "la richesse se fait par la sélection, pas par
l'accumulation" Ayn Rand, Atlas Shrugged, 1957
J'ai conscience que mon article et mes réflexions du jour sont bien abscons et décousus autant pour vous que pour moi, mais
j'ai l'impression qu'elles vont servir de base à toute une série d'articles à venir ces prochains mois sur mon blog !
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