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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 12:00

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Après ses essais commençant tous par "L'Art de" (la simplicité, des listes, de l'essentiel, lard du chat (c) copine Madame), mon gourou Dominique Loreau vient d'écrire "L'Art de la Frugalité et de la Volupté" que je me suis empressée d'acheter dès que je l'ai vu en tête de gondole à la librairie.

Je suis un être influençable, oui oui.

Dominique Loreau semble avoir déniché un bon filon pour se faire des sous sans avoir l'air d'y toucher vu que son concept est déclinable à l'infini (à quand "L'Art de s'habiller, de se laver, de se conduire en société, de voyager, de se faire cuire un oeuf, etc., etc. ?"), ce qui me rappelle les nombreuses extensions qui entourent le jeu des Sims (1, 2 et 3) qui tendent à devenir une vraie arnaque, financièrement parlant. Mais "quand on aime, on ne compte pas", n'est-ce pas ?

framer (c) photo : Internet. Un portrait de Dominique Loreau. Sans être mauvaise langue, je suggère qu'elle rédige bientôt "L'Art du maquillage". Ma chérie, ma chérie (c) Cristina Cordula, ce trait de crayon autour des yeux, ce n'est pas possible, l'eyeliner est mal appliqué, la bouche est craquelée et la ligne des sourcils est une horreur !

Dans "L'Art de la Frugalité et de la Volupté", on apprend que dans notre société, nous consommons trop et mal, refrain connu, rien de nouveau sous le soleil. Afin de lutter contre l'enbompoint et les crises de goutte qui nous guettent, il est nécessaire de réduire les prises de nourriture à la portion congrue pour chaque repas : le volume de notre poing pour les légumes (que fait-on quand on a des mains minuscules comme les miennes ?), la taille d'un jeu de carte pour la viande et celle d'une savonnette pour les féculents. Dominique Loreau nous conseille aussi de bien mâcher nos aliments, au moins 32 fois avant de les avaler et nous livre ses recettes pour cuisiner vite fait et bien fait. On y trouve par exemple la recette du poireau bouilli aspergé de quelques gouttes de vinaigre balsamique (mmmh) ou celle de la salade non essorée cuite à la poêle (re-mmmh). D'accord, j'exagère, la Dame ne mange pas que des feuilles et apprécie aussi le champagne, le foie gras et la mayonnaise (ah ?) mais son austérité a quelque chose d'effrayant à force. Je me demande si ça lui arrive de se lâcher, de dévorer des litres de glaces devant une série idiote à la TV, vautrée dans son canapé, le cheveu gras et la mine terne ?

Au fil des pages destinées à des anorexiques en puissance, on découvre quelques astuces pour surveiller son alimentation. J'ai bien aimé le passage sur les "règles d'or" qui consistent à fonctionner avec des principes tels que :

  • Commencer et finir chaque journée par un verre d'eau
  • Ne jamais se resservir d'un plat sauf les légumes
  • Ôter systématiquement la tranche supérieure du pain d'un sandwich avant de le manger (je le fais parfois quand le pain est mauvais) ou le partager à plusieurs (nan mais oh !)
  • Au restaurant, séparer les aliments en deux parties inégales dans son assiette et manger la plus petite (ça va pas, non ? Payer pour ce gaspillage ?)
  • Au restaurant toujours, partager une entrée ou un dessert ou commander un plat principal pour deux (trop la honte, j'imagine déjà la tête du patron ! Et on demande une carafe d'eau du robinet, j'imagine)
  • Comme Jackie Kennedy, se contenter d'une biscotte et d'un jus d'orange en guise de petit-déjeuner, ce, pour toute la vie (si Jackie Kennedy était psychorigide, ce n'est peut-être pas une bonne idée de lui ressembler ?)

Il y a donc de quoi peu boire et manger. Les conseils, souvent inspirés par le bon sens, ne sont pas tous applicables dans le cadre d'une vie active et certaines prises de position se révèlent parfois extrêmistes et peu fiables d'un point de vue scientifique. Pour ma part, j'ai tenté la monodiète aux poireaux, censée réduire la taille de mon volume stomacal et lui faire retrouver sa forme d'origine. La théorie est simple : faire cuire 1 kilo de poireaux dans 1,5 litres d'eau légèrement salée, boire l'eau de cuisson des poireaux chaque 2-3 heures et manger les poireaux à midi, le soir et à midi le lendemain ; la pratique l'est moins : j'ai passé 24 heures à produire des gaz et à me vider sur les toilettes (glamour toujours). Quant au résultat, je ne me suis pas sentie plus légère ni rayonnante de santé, mais plutôt soulagée d'être débarrassée de ce que j'appellerais les "dommages collatéraux", et j'étais surtout MORTE DE FAIM !!!

Novembre-2009 0140 Afin de rendre les poireaux plus festifs à avaler, on peut ajouter un peu de sel, une cuillerée d'huile d'olive, du jus de citron, etc. J'ai essayé de rendre la "chose" plus appétissante avec du persil et quelques lamelles de piment rouge pour la couleur, mais l'auto-suggestion ("miam, je n'ai jamais mangé un repas aussi délicieux de toute ma vie !", "ces poireaux sont succulents et exquis !") est ce qui a marché le mieux !

Malgré tout, ce livre est une bonne acquisition pour tous les fans de Dominique Loreau, dont je fais partie, même si une lecture au deuxième degré est indispensable et fortement recommandée !

Par Koyangi - Publié dans : Lit, tricote et regarde des films
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