"Les gens ne sont pas seulement un corps, une personnalité ou un esprit rempli de croyances. Pour la plupart, ils sont surtout un feeling"
Dominique Loreau
Moi aussi, je vis l'amour est dans le pré au quotidien. Il y a des vaches en bas de chez moi...
Hé bien, hé bien, il s'en est passé des choses dans cet épisode 5 ! Des conversations à effaroucher les grenouilles de bénitier, des discussions sur l'application du fond de teint, des abeilles enfumées, un veau mort-né, une scène culte de tournages de serviettes mais reprenons tout depuis le début, si vous le voulez bien.
C'est bien gentil de faire honneur aux agricultrices de l'émission, mais je dois bien avouer que ces Messieurs se débrouillent mieux que les Dames pour faire grimper l'audimat. Chez Solange, à part son père qui l'accompagne dans toutes les activités même que l'on se demande pourquoi il est là, l'ambiance est au point mort. Ca regarde une rivière très froide, brrr aglagla, avec "des lunettes polarisées" (Cyril), ça pique-nique sans niquer (tous), ça se lance quelques vannes entre prétendants (Christophe et Cyril) et l'enjeu le plus palpitant en terre corse est de savoir qui de l'omnivore ou du végétarien va réussir à emballer le coeur de la végétarienne. Christophe ou Cyril ? Le filet de boeuf ou le tofu ? L'estomac ou le coeur ? Le bon vivant ou le sportif ? William Saurin ou Gerblé ? Que de questions fascinantes ! Je ne peux pas me mettre dans la peau de Solange et choisir à sa place, mais quand Cyril débarque en slip au salon pour masser ses jambes de cricket poilu avec une lotion, je n'ai pas pu m'empêcher de grimacer de dégoût. Chez Solange, la "nature" est à l'honneur, certes, mais ils savent qu'ils passent à la TV ou bien ?
Patrice qui est quand même l'un des candidats les plus chelous de l'émission car il n'arrête pas de se croire beau et de se mater dans la caméra, est un homme charitable car non seulement il héberge ses deux candidates mais aussi son ami Jean-Charles qui semble bien décidé à se taper l'incruste ou alors, c'est qu'il est SDF. On se demande à quoi peut bien servir Jean-Charles dans le scénario mais à force d'allusions pas super fines et de Bubka lancées (= grosses perches, mais non, pas les poissons !) au ras du "zigouigoui" du style : "Viens, je vais te taper avec mon gros gourdin", "On garde un homme par son ventre... et son bas du ventre", "Si on vivait à quatre ?" et "Que pensez-vous de la polygamie ?", on comprend bien vite que ce n'est plus l'amour est dans le pré qui intéresse l'apiculteur (et son pote Jean-Charles) mais la partouze est dans le pré. Après, M6 nous montre des abeilles inoffensives et des côtes de boeuf maouss costaud (miam) chez la bouchère du coin, mais on voit bien que c'est pour détourner notre attention et nous faire croire que tout est joli, gay gai et bariolé chez Patrice - exactement comme ses chemises d'ailleurs. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! La Prod nous balancera bientôt des scènes de bacchanales débridées mêlant corps nus, rôti de porc, sécrétions, poils, sueurs et râles, les yeux révulsés. Yeurk même si "le sexe, ce n'est pas sale", certes, mais ils savent qu'ils passent à la TV ou bien ?
A table chez Jo. Miss Fricadelle commentant Céline via Whatsapp, la sage-femme à droite sur la
photo, qui nous saoûle avec son vomi verbal : "Imagine Céline : Poussez poussez Madame, poussez !", "Ta gueuuuuuuu...le, je pousse si je veuuuuuuuux"
:-D
Rémi et Karine, photo modèle de 36 ans (euh, on se demande bien pour quel magazine ?). Une grosse erreur de casting, on parie ?
Disons-le tout de suite, les jumeaux Jo(seph) et Ré(mi) se sont complètement broutés dans leur choix de prétendantes. Jo a choisi Céline, un petit bout de gamine-fillette à lunettes au corps d'ado qui, à 32 ans, habite toujours chez ses parents, s'habille au rayon enfant et ne sait rien de faire de ses dix doigts à part causer, causer et causer (mais faites la taire, silvouplé, pitiéééééé) et Léa, plus effacée mais qui sait cuisiner contrairement à sa rivale qui la regarde faire en déclarant : "J'ai un peu l'impression d'être à la maison : c'est-à-dire je regarde et je ne fais rien." Il y a des baffes qui se perdent ! Quant à Rémi, il a de nouveau réfléchi avec sa quéquette puisqu'il a retenu deux filles purement décoratives, qui se lèvent à 5 heures du matin pour se maquiller (ma foi, il faut se faire belle pour les vaches) mais qui ont quatre mains gauches et quatre bras cassés quand il s'agit de travailler à la ferme. Leur conversation se limite à l'application du fond de teint, sinon, c'est le silence total, faute d'avoir d'autres sujets de discussion à aborder. Dans la maison de Rémi, qui ressemble drôlement à celle de Jo, les anges passent et repassent jusqu'à ce que l'un ou l'une d'entre-eux décide qu'il est temps d'aller se coucher comme ça le temps passera plus vite. On entend l'horloge qui fait tic tac, tic tac, tic tac, zzzzz. Ils n'ont rien à dire, certes, mais ils savent qu'ils passent à la TV ou bien ?
Gardons le meilleur pour la fin, Thierry à la main sacrément baladeuse puisqu'il tripote longuement l'une ou l'autre de ses prétendantes pendant de longues minutes sans se gêner (bah quoi, il en faut pour tout le monde). Il faut dire que Thierry n'est pas fort en géographie (les Echelles pour les Seychelles) ni en art plastique puisque Bénédicte est obligée de lui expliquer que "l'art abstrait, c'est comme un personnage sans yeux, sans nez et sans bouche" (wouah, j'adore cette définition !) alors il est obligé de se rattraper dans d'autres domaines comme le pelotage, par exemple : Tiens, vl'à l'Annie en train de faire la cuisine et qui a donc les mains occupées, héhé, vais lui faire des guili-guilis comme dans la cour de récré, hihi, le bouton du gilet de la Bénédicte est tendu à craquer, huhu, vais y mettre un doigt, haha. Le plus étonnant, c'est que les filles se laissent faire sans broncher... Le soir, la famille de Thierry débarque pour le dîner, tous plus rougeaux et obèses les uns que les autres. "Il y a un petit air de famille" commente poliment Karine Lemarchand en voix off. Après quelques beaucoup (trop) de verres de gnôle dans le nez et tout le répertoire de Patrick Sébastien beuglé en mode grassouillo allegro mais pas moderato, c'est le moment du tournage de serviettes (tradition purement française a priori car je n'ai jamais vu cette pratique en Suisse, quoique je connais mal le milieu agricole chez nous) avec Bénédicte qui se lâche en grimpant sur le banc, toute poitrine flasque dehors, jupe trop courte et mollets épais moulés dans des bottes. Cela pourrait être sexy, mais ça ne l'est pas. Oups. Le ridicule ne tue pas, certes, mais ils savent qu'ils passent à la TV ou bien ?
(c) All photos à part celle de la vache (l'animal en début d'article) : M6.fr
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