Dissertons aujourd'hui de deux livres que j'ai lus dernièrement : L'Art de l'essentiel de Dominique
Loreau, en français dans le texte, et The One Hundred de Nina Garcia, in its original English version.
Dominique Loreau, mon auteur fétiche depuis L'Art de la Simplicité, a écrit son 3e tome intitulé L'Art de
l'essentiel qui n'apporte pas vraiment d'éléments nouveaux en regard de ces ouvrages précédents. Il s'agit toujours de se dépouiller et de jeter le superflu qui
encombre son intérieur, au sens propre et figuré, pour atteindre la zénitude.
Je ne sais pas ce qui me prend à me ruer chaque fois sur ses écrits à peine sortis de presse, car j'ai toujours appliqué inconsciemment ses préceptes. Je suis une fille qui ne garde rien et
qui ne s'attache pas aux choses. Ainsi, lorsque je me suis retrouvée livrée à moi-même dans ce monde hostile, dur et froid à la fin de mes études - précisons que cet état était volontaire et
que l'on ne m'a pas déportée en Alaska ;o) -, j'ai vécu 6 mois dans un appartement de 2,5 pièces avec un matelas par terre et des ampoules nues au plafond, jusqu'à ce que
maman, prise de pitié, décide d'un commun accord avec papa, de m'envoyer des sous - beaucoup - sur mon compte bancaire afin que je puisse me meubler. En fait, je ne manquais pas
d'argent car je touchais déjà un salaire mais je vivais bien comme ça.
Par la suite, j'ai eu quelques meubles de base dont une TV et un PC (très importants) ainsi qu'un chat - quoi ? Ah, oui, ce n'est pas un meuble... ;o) - mais mon appartement semblait toujours
aussi vide, à tel point qu'il m'a valu les critiques d'un ancien "plus qu'ami" qui croyait que j'avais des problèmes à l'intérieur du fin fond de moi-même pour vivre dans un dénuement
pareil. Inutile de vous préciser que je n'ai pas gardé de contacts avec ce "plus qu'ami"...
On ne peut donc pas dire que j'ai envahi le territoire de Lui lorsque j'ai emménagé chez lui avec Kimchi le chat sous les bras. Je suis arrivée avec ma TV et mon PC (très importants), une valise
d'habits - chaussures comprises -, un bureau, une chaise pour le bureau et deux tables basses Ligne Roset que j'ai payées la peau des fesses et dont personne ne veut sur les sites de ventes
en ligne.
Faire le vide et vivre dans un endroit épuré, c'est quasi inné chez moi. Par conséquent, il est assez étrange que je continue à me documenter sur le sujet, d'autant plus que je n'adhère pas
forcément à toutes les idées décrites dans L'Art de la Simplicité et l'Art de l'essentiel. Car une fois qu'on a désencombré sa vie, sa maison et son carnet
d'adresses, on fait quoi ? Dominique Loreau, elle, reste chez elle en silence : "J’approfondis ce qui m’intéresse vraiment dans la vie. Je ne supporte plus les
relations médiocres, superficielles. Je sélectionne attentivement les gens que je rencontre, les mets que je mange, les émissions que je regarde à la télévision. Je trouve triste de voir combien
nos contemporains s’enlisent dans des faux problèmes. Ils se compliquent la vie. Pourquoi payer pour aller faire du sport dans un gymnase éloigné et cher, quand vous pouvez vous exercer à tout
instant, par exemple en vous promenant, ou en faisant le ménage ?"
Rester en silence chez moi, sélectionner les émissions à la télévision (Arte et Mezzo plutôt que Super Nanny et Koh-Lanta ?) et faire du ménage à la place d'aller à mon club de
fitness ? Elle veut ma mort, la brave Dame ! Je peux concevoir que les activités méditatives et intellectuelles sont extrêmement bénéfiques pour la santé mentale, comme le pain
noir est meilleur pour la santé qu'un chou à la crème, mais je veux vivre ! Et vivre pour moi, ce n'est pas me couper du monde et boire du thé Hou Long de Chine fermenté à 30 % en écoutant le
doux chant de la pluie qui résonne sur un toit de tuiles centenaires - enfin si... une fois, pourquoi pas ? -, c'est aussi savoir rigoler de blagues idiotes devant un gros hamburger avec des
frites... et un Coca !
(Il faut évoluer, petit scarabée...)
Comme je ne trouvais pas totalement mon compte avec l'Art de l'essentiel, j'ai amorcé un virage à 90° comme je le fais souvent et me suis emparée de The One Hundred de
Nina Garcia - "emparée" est un grand mot, car je ne l'ai pas chouravé dans les rayons de la librairie mais l'ai apporté très civiquement à la caisse pour l'acheter.
The One Hundred est la liste de tout ce qu'une femme, selon les critères de Nina Garcia, se doit de posséder chez elle, de A comme "A-Dress" à Z comme "Zorro"... hum, non, je ne
me souviens plus. On est donc en pleine futilité et attitioude fashionesque ! Cependant, comme l'Art de l'essentiel, ce livre est à prendre avec détachement et circonspection. Autant chacune
d'entre-nous possède probablement des Havaianas, des collants opaques noirs, un jean et des T-shirts blancs à la maison, autant je ne suis pas sûre qu'une jupe pinceau sied à toutes les
morphologies ni qu'un Charm Bracelet Louis Vuitton soit à la portée de toutes les bourses, vu que la moindre petite breloque à y accrocher coûte au minimum USD 3'000.- (!).
J'émets aussi quelques doutes quant aux it-bags à avoir absolument. On y trouve bien sûr le célèbre Kelly de Hermès, le 2.55 de Chanel et le Speedy 30 LV, mais elle semble avoir
oublié le cultissime Balenciaga City Motorcycle au profit du Jackie O. ou Bouvier de Gucci, qui ne m'inspire pas plus que ça, personnellement.
Par ailleurs, Nina Garcia, en bonne Fashionista américaine qu'elle est, ne jure que par les grandes marques US et je m'étonne de ne trouver nulle trace dans son livre
des monuments que sont Versace, Valentino ou Gianfranco Ferré. A la place, elle cite Missoni et Pucci, que j'aime bien, certes, mais quand même...
Je recommande néanmoins ce guide car il est facile à lire et peut donner des idées lorsqu'on est en panne d'idées de shopping... à condition d'être très très riche ! ;o)
(Tiens, et si je constituais un album avec ce que j'ai déjà ?)
Promotion du jour de la Migros : 50 % sur les pommes duchesse surgelées de 600g, soit CHF 2.75 à
la place de CHF 5.50. On retombe vite les pieds sur terre, là...
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