A part la plage, la nature, la fête, le hashish et les joints (je rappelle que Goa est le berceau de la culture hippie), une des attractions principales de Goa est le "flea market" d'Anjuna, le mercredi et le marché de Mapusa, le vendredi.
Au marché d'Anjuna, qui m'a donné la sensation de me retrouver à un festival de musique à ciel ouvert, nous nous sommes baladés au milieu de diverses échoppes proposant toute la panoplie nécessaire pour se transformer en parfait hippie baba cool "flower power" : vêtements bariolés, sacs en tissu multicolores, petits bijoux indiens, bibelots artisanaux... Emportée par les appels des vendeurs "Come, come to my shop! Very good price, very cheap!", j'ai dépensé quelques sous pour des habits que je n'aurais jamais pensé acheter un jour et que je vous présenterai la semaine prochaine. Mal aux yeux garanti ! ;o) D'un autre côté, si on n'achète pas des articles hippies à Anjuna, l'ex-paradis des hippies, je ne vois pas trop où on pourrait en acheter ailleurs. Surtout que les prix sont ridiculement bas et qu'en plus, on est obligé de marchander pour jouer le jeu. Je me suis ainsi entendue dire que 200 roupies (CHF 4.30/EUR 3.30) pour un bracelet de cheville, c'était trop cher ! La honte... ;o)
Le marché de Mapusa, en revanche, nous a envoyés directement au Moyen-Âge ou du moins, l'image que je me fais du Moyen-Âge et d'un marché médiéval de l'époque. Décrit comme un endroit à visiter incontournable dans tous les guides, nous avons été assaillis par les couleurs des fruits et des légumes en abondance mais aussi par les odeurs, celle, agréable des épices et des curries parfumés mélangée à celle plus forte des poissons séchés ;o) Le marché de Mapusa nous a fait penser au marché de Mombasa au Kenya. Il y a dans cette ville un je ne sais quoi d'africain.
Je sais que certains remarqueront à nouveau la saleté de l'endroit, mais pour notre part, elle ne nous touchait plus. Nous constations, c'est tout. De toute façon, il n'y a rien d'autre à faire que de profiter de l'instant et de se poser la question de savoir pourquoi l'on voyage au final : cherchons-nous des vacances au soleil au milieu de ses semblables (dans ce cas, mieux vaut partir en Sardaigne ou aux Maldives) ou une expérience pour aller à la rencontre de l'inconnu, quitte à repousser un peu ses limites et sa zone de confort ? Libre à chacun de choisir mais personnellement, j'aime tout.
Velha Goa. Il y a des TROTTOIRS, hourra !!! ;o)
J'aime tout, comme de passer d'un marché local typiquement indien à la découverte des innombrables églises de Velha Goa (Old Goa), érigées par les Portugais aux XVIe siècle. Une cité magnifique, surnommée "la Lisbonne de l'Orient", qui connut ses heures de gloire quand elle était la capitale de tout l'empire portugais en Orient. A Velha Goa, on oublie que l'on est en Inde : l'architecture des monuments mélange allégrement les styles (dorique, corinthien, toscan), les rues sont propres, les jardins superbement entretenus et l'on s'y sent comme en Europe. On se demande cependant ce qui a poussé les Portugais à y bâtir tant d'églises car la ville fut abandonnée en 1635 en raison d'une grave épidémie. Bon, ils ne pouvaient pas savoir que la colère de Dieu s'abattrait sur eux. Comme quoi...
La basilique de Bom Jésus (1594-1605) qui abrite les reliques de Saint François-Xavier, un jésuite portugais devenu Saint
patron de Goa
Eglise de Saint-Gajétan (1656-1661), copie de Saint-Pierre de Rome. Moi qui étais en pleine lecture des
"Piliers de la Terre", j'étais ravie de voir des églises !
Des canons et des boulets de l'époque coloniale, pour changer des bâtiments religieux...
Eglise de Saint-François d'Assise (1668). Après, on a arrêté avec les églises parce que comme Lui a dit
: "On en voit une et on les a toutes vues". Sacrilège ! ;o), puis, nous n'étions pas venus pour faire un pélerinage
L'Arc des Vices-Rois (1597) avec la statue de Vasco de Gama, ce qui est injuste pour Afonso de
Albuquerque qui fut l'homme qui s'empara de Goa en 1510. L'arche s'appelle ainsi car c'est par là qu'arrivaient les vice-rois fraîchement débarqués du Portugal pour péter la Night et fumer de la beuh tous les jours pour prendre leurs fonctions pendant 3 ans
Pour finir, à Goa, on peut également prendre la mer pour voir des dauphins (déjà vus à Madère), se balader à dos d'éléphants (impressionnant mais déjà fait en Thaïlande. Blasée, je vous dis ;o)), aller à la ferme aux crocodiles (Anne-Laure de rue rivard, elle, elle les mange en nuggets ! ;o)) et visiter des forêts vierges et des cascades (Lui trouvait que c'était trop loin).
Sur ce, je vous souhaite un excellent week-end et vous informe que le nom/pseudo de la gagnante du concours sera communiqué ce soir sur Twitter et lundi sur mon blog ! Encore bonne chance à tous ou plutôt toutes ! ;o)

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